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Le Mali en convalescence, la culture en renaissance!

Publié le par Michou

Scéne des jeudis musicaux du Musée National

Scéne des jeudis musicaux du Musée National

Point besoin de rappeler que notre pays a connu une crise grave et profonde dont il peine à sortir. Point besoin non plus de rappeler que cette crise a affecté la vie culturelle malienne obligeant les acteurs culturels à marquer une longue et difficile pause. Et les récents soubresauts militaires au nord du pays et son écho politique au sud ne sont pas de nature à faciliter le retour d’une paix durable, donc d’une activité culturelle normale. Qu’à cela ne tienne, -le succès de l’opération Serval qui a permis de chasser les djihadistes du Nord, le déploiement d’une mission de stabilisation des Nations Unis et la bonne tenue de l’élection présidentielle qui a permis le retour à une vie constitutionnelle normale-, ont donné des raisons d’espérer aux acteurs culturels qui, du coup, se sont remis au travail. Ainsi, dans la perspective de rattraper le temps perdu, les évènements culturels ont repris de plus belle. Les espaces culturels à Bamako et dans les grandes villes du sud ont retrouvé leurs ambiances d’antan.

Malgré les difficultés qui persistent au Nord du pays, Bamako et tout le Sud Mali semble épargné laissant libre court aux activités culturels. C’est ainsi que depuis un moment on assiste à une montée en puissance des activités culturelles.

Le retour de la stabilité politique fait renaitre la culture.

Des programmations de spectacles qui fusent, des festivals en cours et des projets en vue, des artistes qui, depuis quelques mois, ont recommencé à se produire sur les scènes à Bamako et dans les grandes villes du Sud-Mali, on peut bel et bien dire que la culture malienne renait et reprend son envol pour le plaisir de tous.

Comme vous pouvez l’imaginer le Mali est un pays éminemment culturel. Et c’est d’ailleurs ce qui me fait dire que la culture constitue un pan entier de l’économie malienne. Ainsi quand elle est en panne, l’économie en subit un coup. Des milliers de maliens vivent de la culture : des artistes aux medias en passant par les intermittents ou encore les espaces de loisirs, tous y trouvent leur compte. Donc pour la survie et le bonheur de tout ce petit monde, les autorités se doivent de travailler à davantage de stabilité dans le pays. On se rappelle encore du rayonnement culturelle qu’a connu le Mali ces dix dernières année à travers des festivals de rang international comme celui sur le Désert, ou encore celui sur le Niger, pour ne citer que ces deux.

Mais que dire de cette attaque terroriste à « La Terrasse »

Bar-restaurant situé au cœur de la ville de Bamako, dans le quartier résidentiel de l’hippodrome, « La Terrasse » a été la cible d’une attaque terroriste faisant 5 morts et de nombreux blessés. Cette fusillade intervint dans la nuit du 06 au 07 Mars plongeant Bamako et tout le pays dans une stupeur, une tristesse et un état de choc total. Il faut dire que depuis l’intervention française qui a chassé les djihadistes, on redoutait un tel scenario. Cependant, l’exemplaire élection présidentielle qui installa IBK à Koulouba, les négociations de paix prometteuses avec les groupes armés du Nord à Alger, on fait espérer à un éventuel retour à la normale d’où ce billet. Donc c’est en cours de rédaction de cet article qu’intervient cet incident grave qui pourrait replonger encore ce pays dans le chaos. Je plains les artistes, notamment musicien qui, commençaient à voir une lueur, de retomber dans la galère de laquelle ils sortaient progressivement.

Oui cette attaque laisse planer le spectre du chaos pour un pays qui vit entre désespoir et déprime. Et qui malgré tout se donnait le droit d’espérer. Mais après cet acte ignoble, l’avenir apparait plus qu’incertain.

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A Bamako, on ne se gène pas avec l’insalubrité

Publié le par Michou

Personne n’est responsable de rien, telle peut être la qualification à donner à la situation d’insalubrité qui prévaut dans la capitale malienne. Bamako croupie sous les ordures tant le nombre de dépôts d’ordures dépassent l’entendement. D’une part il y’a les autorités municipales qui peinent à trouver un terrain d’attente avec les GIE (Groupement d’Intérêt Economique) d’assainissement, et d’autre part ces GIE qui sont engagés dans une course inespérée pour leur gain et n’hésitent pas se débarrasser sur tout espace vide. Du coup tous les espaces inoccupées se transforment spontanément en dépôt d’ordures sans que les autorités municipales puissent réagir. Pie, dans cette dynamique anarchique, même les dépôts d’ordures légaux sont très souvent débordés créant ainsi une situation d’insalubrité extrême dans Bamako.

Les conséquences de toute cette cacophonie dans la gestion des ordures à Bamako sont multiples et diverses :

En faisant un tour dans la ville, vous remarquerez ostensiblement qu’il y’a des d’ordures qui jonchent les rues bamakoises dans l’indifférence totale. J’en veux pour preuve de multiples bras de fer qui opposent quelques autorités municipales aux charretiers chargés du transport des ordures dans les ménages d’une part, et d’autres part à leurs administrés qui sont mécontent de la gestion des ordures dans leurs communes. Par exemple à Bozola en Commune II du District de Bamako[1], un quartier situé au cœur de la ville, le dépôt d’ordures s’est transformé en une véritable montagne. Là, on est en plein cœur de Bamako, à quelques mètres de l’un des hôtels les plus luxueux de la ville.

Le comble de cette insalubrité à Bamako est localisé dans les marchés de la ville avec parfois des proportions inquiétantes. Au niveau marché de Médine connue sous le nom « Sugunikura » en Bamanakan en commune II, l’odeur nauséabonde de poissons et autres denrées alimentaires coupent le soufflent. Je ne vous parle même pas du « rail-da », cet endroit hors la loi ou tout semble permis, les usagers cohabitent sans gène avec les ordures de tous genres. Idem pour les Halles de Bamako, un marché moderne en commune VI, ou encore la gara routière communément appelé « auto-gare » dans la même commune. Dans ces différents lieux, les ordures jouxtent des restaurants clandestins, toute chose qui fait élever le risque sanitaire.

Au regard de cette situation d’insalubrité, on a tendance à croire qu’il n’existe aucune structure municipale chargée de l’Assainissement, tant il brille par son inaction.

Autres conséquences liées à l’insalubrité, c’est assurément les conséquences sanitaires avec des affections qui sont cause fréquente de morbidité. Rien que le Paludisme, une maladie mortelle causée par la piqûre de moustique, qui reste la première cause de mortalité au Mali. Là où c’est insalubre, là pullule les moustiques ; suivez mon regard.

Face à l’amplification de ce phénomène, il est urgent que les autorités, aussi bien locales que nationales, sortent de leur léthargie pour faire face à cette situation cruciale d’insalubrité.

[1] Juste rappeler que Bamako, la capitale du Mali, est un district subdivisé en 6 (Six) communes dirigés par des maires. L’ensemble de ces communes sont sous la responsabilité d’une mairie centrale dirigé par le maire de Bamako ; et conjointement l’état, par la présence d’un gouverneur, supervise cette autorité municipale.

Devant l’Assemblée Nationale du Mali, crédit photo Michel

Devant l’Assemblée Nationale du Mali, crédit photo Michel

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Au Mali les gouvernement se suivent et se ressemblent

Publié le par Michou

A l’heure du changement tant attendu, les maliens attendaient plus des actes confirmant à la lettre les discours. A l’annonce du gouvernement formé par le tout nouveau –dans le sens propre du mot- premier ministre « Thierno Tall » plus d’un malien comme moi aura été surpris, le plus souvent très déçus. Surpris d’une part pour le nombre de ministre qui compose ce gouvernement dit de réconciliation nationale et de changement. Et d’autres part déçus par le retour de vieux loups de la politique malienne, qui, comme le pensent bien de maliens, ont fini de montrer toutes leurs preuves. Pour beaucoup de maliens, ces hommes et femmes qui reviennent, loin d’incarner le changement, font redouter la peur du maintien du système. Néanmoins, en bon malien je me prends à rêver de lendemains meilleurs pour mon pays. Là-dessus, il ne me reste qu’à souhaiter bond vend à ce gouvernement dont les maliens en entendent beaucoup.

Pour en savoir davantage:

http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAWEB20130909092141/rebellion-touaregue-reconciliation-nationale-soumeylou-boubeye-maiga-ibkle-mali-se-dote-d-un-gouvernement-de-reconciliation-nationale.html

Au Mali les gouvernement se suivent et se ressemblent

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Presidentielle au Mali: Des tendances sans chiffre donnent une large avance à IBK

Publié le par Michou

Un drôle de déclaration du ministre en charge des élections

Sortie surprenante Mardi, 30 juillet 2013 du Ministre malien de l'Administration Territoriale et des Collectivités locales le Colonel Moussa Sinko COULIBALY. Il s'est, à mon avis, complètement planté dans sa stratégie de communication qui était d'une maladresse doublée d'un amateurisme épouvantable. Le Ministre dans sa déclaration dit en substance ceci: " au tiers du dépouillement de l'ensemble » des bulletins du vote, « les écarts sont importants » entre les candidats, et s'ils sont confirmés, « il n'y aura pas de deuxième tour ». Ibrahim Boubacar Keïta (IBK) pourrait emporter l'élection présidentielle dès le premier tour"

Le Ministre Sinko sort de rôle et sème la polémique.

Pendant que l'on continue à se réjouir du succès de l'organisation, le Ministère, par ces déclarations aussi imprécises qu'étonnantes, commet un grave défaut de communication. Loin de moi, l'idée de remettre en cause les tendances. Mais je pense qu'elles doivent être annoncées avec des chiffres à l'appui. Pis, le Ministre déclare le Candidat IBK quasiment vainqueur de l'élection. Ce qui n'est pas pour plaire à son principal Challenger. En effet le camp de Soumaila Cissé crie à un hold-up électoral.

Je pense que cette sortie du Ministre de l'Administration territoriale est d’une maladresse étonnante qui pourrait nuire au reste du processus. Mais nous n'en sommes là pour le moment. Il est clair que les maliens se sont exprimés et se sont clairement exprimés. Chacun des candidats, pour le respect des maliens, doit accepter le résultat pour qu'enfin ce pays retrouve la normalité constitutionnelle gage d'une paix durable.

Mali; Présidentielles, Tendances, Ministre Moussa Sinko Coulibaly, IBK, Soumaila Cissé

Mali; Présidentielles, Tendances, Ministre Moussa Sinko Coulibaly, IBK, Soumaila Cissé

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@Fasokan Dans quelle région, car c'est très...

Publié le par Michel THERA

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RT @Fasokan: Depuis le debut de l'hivernage, il...

Publié le par Michel THERA

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@Mycho J'espère que tu auras l'occasion de nous...

Publié le par Michel THERA

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@MychoMerci de m'avoir filer le lien de ce article...

Publié le par Michel THERA

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Publié depuis GP

Publié le par Michel Thera

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Présidentielles au Mali : les dés sont jetés

Publié le par Michou

Présidentielles au Mali : les dés sont jetés

Qui des 28 candidats à l’élection présidentielle du 28 juillet 2013 brigueront la magistrature suprême au Mali ? Il est évident que la réponse à cette question attendra au soir du 28 Juillet ou au delà, mais la tenue des élections à cette date semble incontournable malgré les supputations des uns et des autres. C’est donc au forceps que les maliens iront aux urnes le 28 juillet prochain malgré le calendrier serré et l’interférence de facteurs socio climatiques : la campagne électorale coïncide avec l’hivernage et le ramadan qui restent deux contraintes majeurs sur la route de ce scrutin. Au delà de ces difficultés, il reste l’épineuse question de Kidal avec cette interrogation cruciale : les accords préliminaires, -signés à Ouagadougou (Burkina Faso) entre le gouvernement malien et les groupes armés Touaregs-, suffiront-ils pour la tenue des élections dans cette localité ?

Ainsi donc, au moment ou les candidats se lancent officiellement en campagne, -malgré les réserves de certains des acteurs du processus électoral (particulièrement la CENI, Commission Electoral National indépendante) et de certains candidats-, le Ministre en charge des élections, le Colonel Moussa Sinko Coulibaly sort de son silence pour rassurer la communauté nationale et internationale quand à la tenues des élections à la date indiqué. Il affirme haut et fort que son département, malgré les difficultés inhérentes à une telle opération surtout dans un pays en crise, est prêt pour la tenue du scrutin.

A la suite du Ministre, le président de la République par intérim, le Professeur Dioncounda Traoré, lors d’une rencontre avec les 28 candidats ou leurs représentants mardi 09 juillet 2013, a réaffirmé le maintien de la date du 28 Juillet 2013 pour le premier tout de l’élection présidentielle.

Les élections auront bel et bien lieu le 28 juillet et les maliens n’en demeurent pas moins motivé. J’en veux pour preuve l’engouement des populations pour retirer leurs cartes d’identification nationale (NINA). Sur certains sites, les taux de retrait ont dépassé les 50% ; encourageant dans un pays ou le taux de participation n’a jamais atteint 30% lors d’une présidentielle.

En tous cas c’est ainsi sous la pression de la France, le Mali ne peut plus faire marche arrière ; et nombre de candidats l’ont su. C’est pourquoi dès Dimanche, 07 Juillet date de l’ouverture officiellement de la campagne, ils se sont lancés dans l’arène politique malienne. Sans doute, pendant trois semaines, ils se lanceront à l’assaut des presque sept millions d’électeurs en vue de finir de convaincre les plus indécis.

Ni la saison des pluies, ni le ramadan ne pourront entamer la détermination des maliens à réussir ces élections qui, les aideront à sortir de cette crise sans précédents dans leur histoire récente.

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